Et je n’oublie pas de me célébrer 🙂

46 est un nombre quelconque, sauf que depuis aujourd’hui, il va représenter une partie de ce que je suis.

C’est une belle journée pour regarder en arrière et observer le chemin parcouru, de la tête blonde à la coupe en forme de noisette avec des rêves pour le futur et le bonheur de vivre la vie comme elle vient, à cette tête grisonnante et pileuse avec des rêves pour le futur et le bonheur de vivre la vie comme elle vient. J’ai le sentiment qu’il m’est de plus en plus facile de me connecter à mon enfant intérieur 🙂

J’ai eu la chance de vivre tant d’expériences différentes. Des groupes d’amis exotiques et dont le trait commun a toujours été la solidarité et les tendres recadrages. Des jobs des plus techniques au plus empathiques, où pour chacun, il m’a été difficile d’attendre qu’il me soit donné ma chance d’évoluer, incapable d’accepter de stagner. Une vie amoureuse avec des échecs et des bonheurs, où paradoxalement, j’ai pu aller toujours plus loin à la découverte de moi même. Et depuis toute une enfance maintenant, mon rôle de papa.

Le point commun de tout cela est une incroyable accumulation d’opportunités d’évolution, que pour certaines, j’ai saisi. 

Cette année écoulée, je célèbre l’intention portée à m’honorer. Comprendre toujours mieux qui je suis et qui je deviens, choisir toujours plus de me choisir pour honorer ce que je suis. Me former là où j’estime en avoir besoin et envie, quand j’estime que c’est le bon moment. Plus de contrainte hors de celles que je souhaite conserver. J’ai retrouvé le goût d’entendre mon enfant intérieur. Je l’écoute et le remercie parce qu’il sait me ramener à l’essence des choses, celles qui sont vraiment importantes, mes valeurs, ma mission de vie, loin de toutes les priorités accessoires de ma vie d’adulte dictées extrinsinquement pour la plupart. La sagesse, c’est mon enfant intérieur qui la porte et me l’offre. Avec l’âge j’apprends ainsi à écouter cette part de moi en lien avec mes valeurs profondes, mon authenticité, mon identité. Plus je l’écoute, plus je sens facile, accessible d’être congruent. Plus je l’accueille et plus je sens tout cet amour qu’il me porte. L’amour le plus fort que je reçois, vient d’abord de moi, je commence enfin à en prendre conscience.

Quel bonheur à regarder ce chemin parcouru dans le même temps où j’accueille les moments à venir, assuré de ce qu’ils porteront en eux toutes les autorisations de grandir encore et de profiter de chacun de ces instants. J’ai appris la gratitude, j’ai accepté de voir des opportunités dans chaque obstacle, j’ai ouvert les yeux sur le nombre incroyable de bonnes décisions prises relativement à mes erreurs, parce que dans chaque échec, il y a d’abord une expérimentation et donc de l’apprentissage et une part de réussite. Il ne tient qu’à moi faire du monde celui dans lequel je veux vivre et laisser derrière moi. Il ne tient qu’à moi d’en affecter ma perception et mon impact. J’ai le choix et le pouvoir de faire de ma vie la vie qui m’inspire. Avec une vision du monde résolument plus entrainante, où subsiste toujours un bénéfice tant que je garde l’intention de le trouver. Une croyance, une foi, en moi. Et comme toute croyance, cette faculté générative à s’autoalimenter par les réussites que je choisi de voir. Plus je pratique et plus je suis convaincu, et plus je vois les preuves de cette croyance. C’est une construction mentale que tout le monde fait, c’est un choix d’en faire quelque chose de positif, et je me rends compte que c’est plutôt mon état d’esprit aujourd’hui. Pour moi, mes clients, les équipes que j’accompagne, mon entourage, la foi en un accomplissement qui déchire, lui donne le droit d’exister. 

Et mes enfants, mes sacrés ados qui sont une source inépuisable de remise en question, un miroir intemporel de mon comportement, et bien je suis fier de les voir être et devenir. De mini moi à pair, chacun forge son identité, affirme son soi dans le même temps où ils développe une empathie que je ne me souviens pas avoir eu à leur âge. Ben tiens, là aussi, en tant que parent, on a assuré 🙂 Tout un cheminement nous a amené là. De constater le décalage entre nos fantasmes et la réalité de la parentalité, la nécessité d’apprendre à être parent, un parent toujours apprenant, par ses enfants. Il m’aura fallu du temps pour acquérir l’humilité nécessaire à laisser mes enfants m’apprendre à être leur parent, et j’y travaille encore, mais chaque jour est plus beau que le précédent, et c’est chouette!

Je me souhaite une année aussi prolifique que celle que je viens de vivre, à minima, même si je sais parfaitement de pas encore savoir à quel point, je suis en dessous de ce qui arrivera vraiment. Parce que c’est ça ma vie aujourd’hui, à 46 ans. Une vie où chaque jour porte des surprises que je suis libre d’user pour grandir encore.

Bon anniversaire à moi!

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