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Lors de mes formations et coachings, j’ai rencontré le concept de la gratitude. En deux mots, c’est la capacité que nous pouvons avoir chacun à comprendre que dans tous les éléments de la vie, et surtout ceux qui nous challengent, ayant une connotation négative, il y a une opportunité à devenir meilleur, à grandir.
J’avais envie de vous partager cette expérience dans laquelle vous pourrez sûrement vous reconnaître.

Quand le sort s’acharne à me rendre meilleur.

Cette année a été pour moi extrêmement riche à tout point de vue et le résultat d’une décision, celle de me prendre en main.
En début d’année, je me suis engagé dans un processus de transformation à base de coaching, formation et lecture. De ce travail d’introspection, j’ai défini 3 objectifs.
1 – Me définir professionnellement et me faire connaître
2 – Mettre en place un système d’épargne digne de ce nom
3 – Prendre soin de moi

En fil rouge de tout cela, il me semblait aussi indispensable de travailler ce fameux pouvoir de gratitude. Je dois reconnaître que c’est mon outil essentiel de transformation.

Opportunité 1 : être malheureux au travail

Depuis bien longtemps, je me cherche dans le monde professionnel. J’ai une multitude de compétences, très variées, comme tout un chacun. J’ai besoin de pouvoir exprimer l’ensemble de ce que je suis. J’ai le sentiment récurrent de ne jamais pouvoir montrer l’intégralité de ce que je peux apporter. Je me sens bridé.
Chaque nouvelle expérience avec un nouvel employeur démarre très bien, et puis, au fil du temps, je me sens frustré de ne pas être écouté, souvent parce que les messages que je porte ne cadre pas avec la fonction pour laquelle j’ai été embauché. Je sors du cadre, et c’est déstabilisant. Il y a évidemment d’autres raisons, mais elles font l’objet de mon deuxième objectif. Alors au bout d’un moment, je pars, frustré. Bref. 

Chacun de ces départs est un échec professionnel. Je n’ai pas réussi à faire ma place, à m’intégrer. Des fois même je me suis fâché avec des personnes. Échec relationnel. Bien sûr c’est de leur faute! Que puis-je y faire?
Et bien, en premier, je suis responsable de la vie que je me crée. Ah. Donc je suis malheureux au travail et j’en suis responsable. Merde!
Et qu’est-ce que j’ai fait pour en arriver là? La gratitude va m’aider à trouver des réponses parce que tout ce que je reproche aux autres et aussi le message qu’ils m’adressent. Je dois l’entendre. Alors quel est l’aspect positif des frustrations que j’ai vécues?
Quand je n’ai pas été écouté, ais-je porté le message convenablement? Suffisamment pour être écouté? Que dois-je améliorer dans ma façon d’aborder les situations? Comment rendre mes interventions crédibles?
Quand je n’arrive pas à me satisfaire de la relation, qu’est-ce qui m’empêche de l’améliorer? etc.

En partant du principe que je peux prendre le contrôle de ma vie, je peux donc mettre en place les stratégies pour être plus heureux.
=> Apprendre à porter des messages
=> Apprendre à être crédible dans mon discours, comprendre ce que mon interlocuteur attends de moi, et ce qu’il attend dans la construction de mes arguments, rencontrer des personnes de tous horizons pour avoir une meilleure compréhension de l’autre et sa diversité
=> Rendre la relation voulue et non plus contrainte
En me remémorant les personnes que j’ai rencontré, avec lesquelles cela a pu être difficile, je peux me questionner sur ce que j’aurai pu faire pour mieux gérer la relation. A chaque nouvelle rencontre, je peux évaluer à quel point je m’améliore ou pas. Merci les gens, tous les gens!

Opportunité 2 : Galérer financièrement

Comment à chaque fin de mois, on se débrouille pour être à découvert? On a passé 40 ans et on a toujours besoin d’un coup de pouce des parents pour boucler les comptes. On a toujours un crédit assommant, les enfants grandissent et leurs besoins aussi. Impossible de prévoir des sorties sympa, des voyages lors des congés alors que l’on passe tant de temps et d’énergie à travailler. Pourtant d’autres y arrivent… Pourquoi pas nous?

Les excuses : On est pas parti avec les mêmes chances. On est pas rentiers. On a des choix de vie plus sains, écolo mais ça nous coûte plus cher. On a pas de chance. On fait partie de la population qui galère, le système nous oublie/pompe. On est la génération sacrifiée… Ok… peu d’espoir…

Et si, en fait : On a pas appris à gérer notre argent. On ne sait pas se vendre. On ne sait pas acheter au vrai prix. On ne met pas les ressources où il faudrait. On croit avoir besoin de …
Ah, là, je peux faire quelque chose. Tout ce que je ne maîtrise pas, je peux apprendre. Tout ce que je crois, je peux le déconstruire. En fait, je galère parce que je ne sais pas faire. Cool, j’ai plus qu’à apprendre!
=> Apprendre à générer plus de valeur, faire le point sur ce que je peux apporter aux autres
=> Faire le point sur nos besoins et les comparer à nos dépenses
=> A chaque dépense, est-ce que je contribue à améliorer ma situation? Et sinon, est-ce que je peux trouver une façon que cela y contribue?
Chaque fin de mois, il est facile de voir si cela donne des résultats. Merci la fin du mois!

Opportunité 3 : Les épreuves sont des challenges

En cette fin d’année, je ne me sentais pas bien, et avec tout ces efforts passés à transformer ma vie, cela pouvait se comprendre. Et pourtant, le but premier de cette transformation est quand même que je me sente mieux… Qu’est que j’ai loupé? ah oui, mon troisième objectif! Je l’ai un peu mis de côté. J’ai continué à entretenir mon obésité, ma sédentarité malgré un abonnement annuel pris à une salle de sport où je ne trouve jamais le temps d’aller, des missions qui m’obligent à faire plus de 3h de voiture…

Lors d’une formation, je me suis rendu compte que je buvais d’énormes quantités d’eau (+ de 5l/jour) et évidemment, je devais aller très régulièrement aux toilettes. Je m’en suis donc excusé auprès des participants, dont l’un m’a dit : « Tu sais, ça pourrait être un problème de sucre… » J’ai continué ma formation et gardé ça derrière l’oreille. Les jours passent, je bois toujours autant, je me lève plusieurs fois la nuit, je m’épuise.
Dans le même temps, je constate que ma vue change, et dans mon positivisme à tout va, je remercie la presbytie des quarantenaires qui va enfin corriger ma myopie!
Et puis je me souviens de ce conseil reçu en formation, et je furète le web. Je constate que je coche la quasi intégralité d’une liste de symptômes. Je prends rendez vous pour des analyses et le résultat confirme le diabète… sévère! Ok, je sais les risques du diabète, les contraintes au quotidien, là c’est sérieux! Comment je trouve le cadeau dans cette nouvelle ?

Déjà le chemin. Tout ces symptômes, pour le moins pénibles, merci. Grâce à tout cela, en même temps, j’ai eu la chance de ne pas attendre et le diagnostique montre que le diabète est récent. J’en profite pour remercie Christophe pour son conseil en formation, c’est bien lui qui m’a permis d’aller vite à une prise de conscience de mon état.

C’est une nouvelle difficile pour mon entourage. Le diabète c’est grave! Et je vois bien l’inquiétude autour de moi. Je m’en désole, et en même temps, je n’arrive pas à être inquiet. Mon diabète n’est pas grave, il est sérieux. Il est le sérieux que je n’ai pas eu par moi même. Le diabète m’oblige à reconsidérer sur le champs mon hygiène de vie, à reconsidérer l’importance de ma santé sur tout le reste. Je peux manquer de beaucoup, mais certainement pas de mon corps. Sans lui, il me sera difficile de faire quoi que ce soit. Tout cela j’en avais conscience mais de là à passer à l’acte, cela fait des années que je repousse me prendre honnêtement en main.
Je n’ai toujours pas intégré l’importance de faire des activités physiques régulières, de surveiller mon alimentation, d’être à l’écoute de mon corps, je n’ai pas eu le déclic. Mais grâce à mon nouvel amis le diabète, à chaque fois que j’ai une décision à prendre sur mon alimentation, sur le fait d’aller faire du sport, il fait partie de ma prise de décision et fait pencher mes choix d’un meilleur côté, plus « raisonnable ». Je ne peux plus repousser à plus tard, chaque jour je vis avec lui, chaque choix devient un choix de vie. Une contrainte? Oui certes quand on considère mes choix passés, et en même temps un véritable ami qui m’aide à prendre les bonnes décisions. A force peut être cela deviendra-t-il des habitudes. Peut être prendrais-je goût aux efforts physiques? En attendant, cela a donné un sens à ces changements nécessaires. Charge à moi d’en donner d’autres si je ne veux plus que ce soit le diabète qui décide de ma vie. Il est seulement l’indicateur d’une vie saine et équilibrée, que j’ai longtemps mis de côté. Merci le diabète!

La vie est un long fleuve tranquille si je le décide

Et mes objectifs dans tout ça? Banco sur toute la ligne!
En travaillant sincèrement sur ce que je pensais pouvoir améliorer, sans attendre de l’autre, sans croire que l’autre porte toute la responsabilité et que par contre j’avais toute ma part, les résultats sont arrivés, et vite. Pour le troisième objectif, j’ai même eu droit à de l’aide! Charge à moi de le considérer tel que et d’en faire une force, un atout, comme je peux le faire de toute expérience. Plus l’expérience est forte, plus je peux en tirer de la force.

Le regard que je porte sur l’année qui vient de se terminer est celle d’une année où j’ai amorcé transformation, déconstruction et reconstruction. Je commence cette nouvelle année avec une croyance forte en ce que tous les événements de ma vie sont de potentielles opportunités de croissance, d’amélioration, de questionnement et d’introspection, si je souhaite qu’ils le deviennent.

Et vous comment gérez vous les événements de votre vie?

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