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Vivre les crises et grandir, les 4 saisons du changement François Laugier Coaching

Que ce soit au niveau personnel, identitaire, d’une équipe, d’un projet ou d’une organisation et de sa stratégie, tout changement impose une transformation. Que vous le vouliez, ou pas. Que vous choisissiez ou subissiez, vous allez devoir vous confronter à l’idée de vous adapter à votre nouveau contexte, votre nouvel environnement. Or nous savons que dans notre monde devenu complexe, le changement est maintenant rendu permanent. Donc, vous êtes chaque jour invités à constater des changements. Comment réagissez vous? Comment le vivez vous?

Pour chacun, c’est dépendant du moment, des autres modifications de l’environnement, choisies ou subies, de l’état d’esprit, du niveau d’énergie, et la liste est longue. Une tendance, un process, un parcours semble quand même se détacher. Tout comme le deuil, l’adaptation au changement (et le deuil en est un), suit globalement un parcours qu’il est heureux de connaître pour ne pas rester en prostration, dans la peur ou la dépression. Ce sont les 4 saisons du changement de Frédéric Hudson. 4 saisons qui, lorsqu’elles sont connues et pleinement utilisées aident à procéder aux modifications nécessaires pour apprécier dans toute leur valeur, ce que vous amènent ces phases.

1. L’automne

Remarquez vous ressentir un certain niveau de frustration sur un quelconque sujet? Peut être sur plusieurs sujet différents? Ressentez vous de la démotivation? De l’inconfort dans votre expérience de vie?

Vous êtes dans la phase d’automne. Une phase de désynchronisation avec votre environnement. Vous n’y trouvez plus aussi bien votre place. Vous avez du mal à décider, prendre confiance, vous engager, voir sourire. Comme la nature en automne se sépare de ce qui a vécu, vous êtes en train de faire le deuil d’une situation qui n’existe plus alors que vous êtes resté le ou la même, ou une situation identique alors que vous avez évolué. Ce décalage, cette désynchronisation est le reflet de votre perte d’adéquation à ce qui vous entoure. Cela peut être au travail, avec des projets qui ne vous emballent plus, ou des personnes avec qui cela devient toujours plus difficile de communiquer en toute transparence, la relation avec votre conjoint qui se trouve difficile depuis quelques temps, sur certains sujet notamment.

Il est probable que vous ayez atteint un moment nécessaire de changement. Que vous ayez atteint un niveau de développement qui demande maintenant de passer à un autre niveau, de changer votre relation à votre environnement. C’est une bonne nouvelle, vous avez mené un bout de votre chemin et la suite vous attends. Par quoi ça commence? Comment on le constate? Cela peut commencer par considérer que pour le moment ça va, même si c’est pas top. Vous êtes en train d’accepter une situation qui ne vous convient pas ou plus. Et vous l’avez déjà constaté, l’inconfort ne va cesser de croître, tant que vous n’aurez pas changé quelque chose. Il est temps de faire le tri, de ce que vous gardez, de ce dont il est temps de vous séparer. Il est temps pour vous de dire Adieu.

Classiquement, lorsque l’on prend conscience d’une telle situation, on peut être amené à changer immédiatement ce qui ne va plus. C’est une bonne chose de ne pas rester dans l’inconfort. Et pourtant, ce n’est pas ce que vous pouvez faire de plus puissant pour vous. Peut être que c’est justement ce que vous avez besoin d’arrêter de faire. Pas d’inquiétude, je vais m’expliquer.

Réagir immédiatement, changer ce dont vous avez la perception à ce moment là, c’est aller vers un changement dit de type 1. Un changement qui n’en est pas vraiment un, mais plus une restructuration, une façon de rendre la situation plus vivable. Et c’est bien, mais ce n’est pas ce qui vous permet de vous accomplir. Vous seriez à changer ce qui ne va pas sans vraiment savoir, pourquoi cela ne va pas. Vous resteriez en surface de cette problématique.

La nature ne crée pas les bourgeons dès les feuilles tombées. Elle a besoin d’un temps de régénération. Prenons la route du changement de type 2, celui que vous n’êtes pas capable d’imaginer à cet instant.

2. L’hiver

C’est la phase qui suit l’automne. Cette phase de renfermement, de rempli sur soi. Si vous n’avez pas conscience d’être dans ce cycle, c’est potentiellement le moment de la victimisation, où la frustration, accumulée, va se transformer en tristesse interne, en colère, en dépression. Les peurs prennent le contrôle, vous développez des stratégies de fuite d’attaque ou de défense. Finalement, le « pour le moment ça va » a vécu. Ça ne va plus du tout. Et peut être du jour au lendemain, la goutte a fait déborder le vase. 

Il est temps de reconnaître et d’accueillir. 

Il est nécessaire d’accueillir pleinement ce moment complexe, où vont se lier toutes les contradictions émergeant de votre environnement. Distanciez vous de cet environnement, observez la relation que vous créez avec. C’est en maximisant sa capacité à voir la diversité de ses facettes qu’il sera possible d’y collecter ce dont vous avez besoin et ce que vous ne voulez plus. En vous renfermant, vous donnez plus de place à l’attention que vous vous portez et ainsi de comprendre ce qui coince avec les propositions de votre contexte.

Cela ne peut pas forcément être simple tout seul. C’est le moment où vous avez besoin d’être accompagné.e. Pas par des conseils, ce n’est pas encore le moment, et c’est probablement ce que allez accepter le moins à ce moment de votre parcours. Entourez vous d’empathie, d’écoute. C’est typiquement la présence que vous propose un professionnel du coaching. Mettez de la distance, pour ce moment, avec tout ce qui vous oriente, vous conseille, pense à votre place. Profitez à votre rythme de ce qui vous invite à vous remettre en question.

Une responsabilisation heureuse pour préparer l’engagement.

Comprenez bien que cette phase d’hiver, n’est pas une phase forcément triste ou sombre, mais bien plus une phase de calme, d’observation, pour que vous puissiez ensuite focaliser sur vos désirs, raviver votre feu intérieur. C’est à cela que sert l’hiver, à vous conforter sur ce que sont devenus vos désirs, les braises qui font maintenant votre feu intérieur.

Plus vous vous mettez en retrait, moins vous avez à développer vos stratégie de défense ou d’attaque. Et ainsi, moins vous laissez de place à vos peurs de prendre le contrôle. Faites ce pas de côté, et observez. Observez les peurs qui vous inviteraient à réagir, ressentez les désirs qui vous feraient du bien à ce moment pour vous sentir bien s’ils étaient entendus.

Après ce moment offert à l’écoute de vous même, il est maintenant temps, vous le ressentez, de passer à l’action.

3. Le printemps

Tout comme pour la nature, cette phase est celle de votre renaissance. Vous aller OSER reprendre votre place, avec tout ce qui sera maintenant différent. Vos nouveaux comportements vont amener un temps d’adaptation, pour vous, pour votre entourage. Vous allez découvrir les vrais effets de vos nouveaux choix, votre entourage va découvrir une nouvelle version de vous. Vous êtes en phase de recherche de la bonne façon de faire alors que vous avez une solide perception de ce que vous avez besoin de faire et d’être. A chaque fois que vous activez une nouvelle posture, plus proche de vos besoins, de vos désirs, souvenez vous que vous ne faites que vous honorer. Vous respectez QUI vous êtes, vous avez pris soin de mieux vous cerner, de mieux saisir votre être. Alors chaque action et là pour vous honorer.
Avez vous questionné votre IKIGAÏ? Si ce n’est pas le cas, c’est le bon moment pour le faire 🙂

Ce redémarrage va mobiliser beaucoup d’énergie pour des résultats peu nombreux au début. Vous embarquez dans une cinétique qui doit prendre son rythme. Vos nouveaux comportements deviennent des habitudes. Vous donnez vie à votre légende personnelle telle que la défini Coelho dans « l’alchimiste ». Vous avez des objectifs clairs, définis. Vous permettant de savoir lorsque vous les atteignez.

Vous avez défini votre nouveau vous et vous intégrez vos nouveaux comportements.

Profondément auto centré encore, parce que vous êtes en phase d’expérimentation, vous passerez bientôt dans la prochaine phase, qui vous invite, à nouveau, à vous ouvrir à l’autre et partager votre expérience.

4. L’été

Ça y est, tout ou partie de votre nouveau vous est plutôt fonctionnel. Chaque nouvelle posture dans laquelle vous êtes à l’aise maintenant va profiter aux autres. Vos efforts donnent des fruits avec lesquels vous allez pouvoir nourrir votre environnement. Vous vous sentez connecté, présent, en lien. Vous mettez à l’oeuvre tout ce qui vous nourrit. Avec une vision claire de ce dont vous avez besoin, ce qui vous honore ; Avec une assurance dans la façon dont vous le mettez en oeuvre efficacement, vous produisez maintenant plus de résultats sans efforts. La machine est lancée, la machine, c’est vous.

Vous aller donner, aligné, engagé, jusqu’à ce que vous vous sentiez à nouveau en décalage, remarquant de nouvelle frustrations. Vous avez atteint un nouveau niveau de changement. En cela, je vous invite à faire le parallèle avec la spirale dynamique de Clare Graves qui spécifie le besoin d’évolution.

Être passé par l’hiver et le printemps est ce qui fait de votre été une phase profondément différente de ce qu’elle est lorsque vous prenez des décisions dès que vous vous ressentez en décalage avec la réalisation de vos objectifs. Prendre le temps de l’hiver et du printemps, c’est revoir la définition même de votre objectif. Alors, de temps en temps, c’est nécessaire. C’est nécessaire quand vous avez besoin d’évoluer, de laisser les sujets dont vous avez fait le tour pour une approche plus évoluée. 

Le coût du changement

Comme pour tout ce qui a trait à une plus grande performance, à un mieux être, à un plus grand alignement et une congruence accrue, je ne parle pas de coût mais bien d’investissement. Sur vous même, sur votre avenir.

Tout comme n’importe quel objet que vous avez acquis, vous l’entretenez jusqu’au jour où il ne réponds plus à votre besoin, vous en changez alors, pour passer à un autre modèle, une autre version, ou un tout autre type parce que vos besoins ont évolués. Attendre pour agir est un choix économique qui ne fera que rendre le changement nécessaire plus couteux, parce qu’en attendant, vous n’êtes pas au maximum de ce que vous pouvez être, parce qu’une fois le changement fait, il faudra peut être revenir sur ce que vous avez préféré remettre à plus tard. Le bon moment, c’est toujours plutôt maintenant que demain.

Alternance changement de type 1, changement de type 2
Alternance changement de type 1 : Recadrage & Adaptation, changement de type 2 : Evolution

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